Parcours artistique

Joëlle Ricol est née en 1951, vit et travaille en Provence et en Suisse.

Formatrice

En 1994, Joëlle Ricol crée et anime le Centre de Formation Artistique franco suisse ART’ère. Elle a soutenu tout au long de sa carrière de médiatrice artistique des artistes en marge des circuits artistiques officiels.

Animatrice

Elle anime depuis 1994 des ateliers de techniques artistiques auprès de publics divers en France et en Suisse (recettes artisanales de fabrication de peintures et approche de l’art contemporain)

Conférencière

Passionnée par les recettes des peintres, elle crée un cycle de conférences sur « l’éloge du ratage » et sur les « Secrets d’ateliers » : L’Outre Noir de Soulages, l’or des icônes, les pigments de Monet…( Musée Soulages Montpellier, Avignon)

Artiste

Tout au long de ses trente ans de peinture, Joëlle Ricol a exploré plusieurs voies mais la provocation d’ accident de matière, et le ratage servent toujours de charnière créatrice. Elle fabrique ses propres matières à peindre à base de pigments, de brou de noix, de bitume…

Ma démarche artistique

« A 25 ans, j’étudie l’art et les techniques picturales dans les ateliers d’artistes de ma région. Je m’intéresse plus particulièrement au métier du peintre d’autrefois et les anciennes drogueries de la région sont pour moi des lieux d’informations inspirantes. »

Charnière créatrice

« A l’affût des secrets de techniques picturales ancestrales pour créer ma propre voie artistique, j’apprends à préparer mes propres mixtures à base de pigments naturels et d’oxydes. Je cueille l’exsudation d’arbres fruitiers pour fabriquer de l’eau gommée qui me sert de liant ; j’utilise du tanin d’écorces, de l’oxyde de fer, du brou de noix ou du bitume pour obtenir des noirs profonds etc …

Tout au long de ces trente ans de peinture, J’ai exploré plusieurs voies créatives et la provocation d’accidents de matière dus aux mélanges de certains de ces produits, me sert toujours de charnière créatrice. »

La patine du temps

« Pour obtenir ces accidents de matière, je superpose plusieurs couches pigmentaires que je racle à la spatule ou que j’estompe à la gaze, dans le frais de la peinture. Il m’arrive de délaver mon papier pour ne garder que des traces. Ces techniques donnent les effets d’érosion et de vieillissement que je recherche pour traduire la patine du temps sur les choses. J’aime créer des univers gorgés de mémoires usées à la manière des vieux murs de nos villages ou de ces vieilles fresques découvertes un jour dans les anciennes chapelles d’une île grecque. »

Déchirure et collage

« La composition de mes tableaux ne part jamais d’une idée préalable mais d’une rencontre inattendue entre deux « effets picturaux ». La déchirure et le collage sont les opérations essentielles de la mise en place du tableau avec les morceaux sélectionnés. Je conserve la barbe du papier déchiré qui produit une liaison discrète entre deux morceaux de papier peint ; l’art du collage s’associe pour moi à l’art de « la suture invisible » pour donner l’illusion du « all in one », sans rupture. »

Ecorces de bouleau

« A partir de 1998, l’introduction assez fréquente d’écorces, dans mes collages, m’a permis d’instaurer un nouveau dialogue entre les formes : ont ainsi émergés des villages, des citadelles, des fortins, des casbahs, des ruines…. J’utilise l’endroit ou l’envers de cette peau végétale selon les effets désirés.
Du côté de la surface claire, elle m’offre des minéralités poudreuses. De l’autre, ses tons cuivrés provoqués par le vieillissement du tanin me fournissent les nuances rouille et ocre dont j’ai besoin pour rappeler les villages du sud marocain où je suis née. L’écorce de bouleau a ceci de particulier qu’elle imite souvent l’aspect d’une façade incisée de fenêtres, et que ses feuillets, frisés en bordure, donnent l’illusion d’une corniche ou d’un mur dégradé. »

« Je prépare longuement mes écorces avant de les utiliser dans mes collages : dissociation des feuillets, bain et séchage sous presse, léger ponçage… Au fil des années tout un univers marqué par les traces du temps est né de ce dialogue inattendu entre les papiers peints et les écorces.
Mes recherches picturales ont peu dévié de cette trajectoire. J’ai toujours ce rapport intime à la patine du temps, à ces pierres usées par le passage des hommes et à ces textures anciennes qui laissent deviner dans leurs érosions successives l’écho d’une histoire rugueuse. »

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